La grossesse c’est merveilleux : TA GUEULE.

Bonsware,

C’est moi Esther, la propriétaire de ce blog laissé à l’abandon depuis le début ma grossesse…

Je ne reviens pas avec un article plein de joie et de bonne humeur. Si tu me suis sur Instagram , tu as certainement vu cette story en mode #détresse

Du coup, comme promis je vide mon sac via un article. Ça me permet de 1. de reprendre un peu le blog et de 2. de peut être éventuellement me faire du bien.

 

La grossesse, ce moment si épanouissant dans la vie d’une femme

Laisse moi te dire, que j’en ai marre d’entendre ça. Parce que les meufs qui sont en mode extase machin chose, bah franchement j’ai du mal a croire que tout les jours c’est cuicui les p’tits oiseaux. Franchement.

Moi qui culpabilisais tellement de ne pas aimer cet état, de faire des crises d’angoisses parce que je sentais mon bébé bouger à l’intérieur de moi.

Comme je le dis souvent, la grossesse c’est nul, par contre l’issue est méga cool.

Roh t’exagère, regarde unetelle elle l’a bien fait trois fois

Comment ça j’exagère ?! Alors la t’es en train de dire que mon mal être c’est du bullshit parce que la fille de la belle mère de ta cousine à eu trois mouflés sans broncher ?
Peut-être que cette nana la, elle a juste souffert en silence trois fois, juste parce qu’on attendait d’elle qu’elle face plusieurs enfants !

Alors quand j’te dis «je n’aurais qu’un seul enfant» et que tu me réponds «ah nan hein, tu peux pas faire ça !» bah ça me fait mal. Ça me blesse. Parce que tu ne prends juste pas en compte le fait que je souffre. Et que même si c’est QUE neuf mois dans une vie, bah c’est long quand on ne passe pas un bon moment.

Oh ça va, t’es enceinte pas malade.

Alors celle là, c’est juste ma préférée dans la série filsdeputerie !
Ouais effectivement, je ne suis pas malade. Ceci dit, je dois prendre un médicament pour ne pas vomir (ah bah oui les vomissements chez certaines, c’est jusqu’au bout, un bonheur), un autre pcq mon corps à décidé d’arrêter de stocker le fer et que du coup mon sang manque de globules rouges (tu sais ceux qui sont chargés de transporter l’oxygène dans tes organes, compliqué hein) , puis je dois aussi me piquer les doigts six fois par jour, bah ouais mon pancréas s’est mis en mode vacances, les hormones il a pas kiffé. Du coup régime spécial pour surveiller le taux de sucre dans mon sang qui en plus de manquer d’oxygène, se transforme en sirop d’érable si je mange un cookie. Et puis la p’tite dernière, la gentille symphyse pubienne : le petit cartilage de l’articulation de tes hanches qui à pris l’initiative de faire de la place pour que bébé puisse passer plus facilement en essayant de se séparer en deux. Oh merci fallait pas te donner tant de mal ! Résultat, j’ai l’impression qu’on m’a mis un coup de pied dans la foufoune TOUT LE TEMPS. Chaque pas c’est un supplice, le poids de bébé qui appuie sur ce cartilage, c’est la pire douleur que j’ai jamais ressenti et j’suis vraiment pas douillette comme meuf.
Tu disais ? Enceinte, mais pas malade ?

Puis je te parle pas des contractions mille fois par jour, des contractions qui ne modifient même pas l’état du col. Le gars c’est une vraie porte de prison. Alors je souffre encore une fois pour RIEN.

Mais tu l’aimes pas ton bébé ou quoi ?

Bah non, pas encore. Je l’ai jamais rencontré et ce bébé il m’a juste fait vivre un des moments les plus durs que j’ai eu à vivre. Alors oui, y’a un certain attachement qui s’est créé. Mais l’amour, il viendra plus tard quand on se sera rencontré elle et moi. (D’où le fait que je veuille être tranquille à l’hôpital, mais ça faudrait un article dédié JUSTE à ce sujet mdr)
Psychologiquement, j’suis à bout. J’en bave.
Un truc complètement con, un rien me fait vriller au point que je commence à avoir peur que mon couple ce pète la gueule parce que je suis juste imbuvable à cause de tout ça.
Merde quoi.
Quand tu vois que j’arrive à taper des colères juste parce que Edouard voulait couper Internet pour mettre un nouveau routeur, mais comme internet c’est mon seul échappatoire en ce moment, psychologiquement quand il a dit ça, j’ai eu une angoisse en mode «et si il casse tout et qu’on a plus Internet, comment je vais faire?» du coup j’ai pété une durite.
Alors que tu sais pas quoi ? Il avait été juste adorable en étant allé chercher mon colis au relais, passé chez Lush prendre des bombes de bains et m’acheter un cookie chocolat blanc/fruits rouges pour me remonter le moral.

Alors voila.
Je termine cet article en chialant comme une madeleine, je suis juste à bout de nerfs et ma que psychiatre trouve que je vais bien. J’imagine pas celles qui vont vraiment mal…
Oui c’est bientôt terminé, oui c’est pour la bonne cause, oui il faut que je sois courageuse, mais là mon cerveau peut plus. J’ai mal dans mon corps et dans ma tête et je ne trouve pas que ce soit un état d’esprit sain pour accueillir un bébé.

Bon aller,
Bisous keur, je retourne à mon tricot.

Esther.

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