Péripéties d’une future mariée n°6 : Quand j’ai arrêté de me soucier de l’opinion des autres.

2h38 du matin.

C’est l’heure qu’il est au moment où j’ai décidé d’écrire cet article.
Mon mari me dirait : « Mais ma chérie, tu devrais dormir là… » et je lui dirait « Oui, je sais. Mais je n’y arrive pas. »
Bah oui, parce que je pense beaucoup (c’est une chose que beaucoup de gens qui me sont proches savent : je réfléchis et me « prends la tête » sur énormément de trucs). Et à ce moment précis, je suis en train de penser au fait que depuis que je me suis lancée dans cette grande aventure qu’est le mariage, j’ai lâché prise : J’ai décidé de m’en foutre de l’opinion des autres.

Et tu sais quoi, je suis intimement convaincue que c’est l’organisation de mon mariage qui m’a fait changer. Non, pas changer, grandir en fait.
Clairement, Edouard et moi on se connait pas depuis pas si longtemps que ça à l’échelle de toute une vie. Mais à l’échelle des notre, oui ! C’est quasiment un tiers de notre existence sur cette Terre quand on y réfléchit.
Quand on s’est connus, on était des bébés. Moi j’avais 17 ans et lui un an de plus. Donc du chemin on en a parcouru depuis.
Je pense que tout le monde sera du même avis que moi pour dire que cette période de la vie est celle où tu changes le plus mentalement en très peu de temps.

Au fond de moi, j’ai toujours su que c’était lui l’homme de ma vie. Mais ni lui ni moi n’étions prêts à s’engager pour la vie a cet âge là.
On le savait, on regardait l’autre en se disant « c’est avec cette personne que je veux avancer sur le chemin de la vie ».
Mais à 18 ans, t’as pas fini de découvrir qui tu es, de te construire. Alors vouloir construire quelque chose avec quelqu’un d’autre, c’est juste impossible.

Aller viens, on s’en fout.

C’est ici que je veux en venir, pouvoir un jour lâcher prise et dire « on s’en fout de l’opinion des autres », se prendre dans les bras et décider que ça y’est c’est le bon moment.
Et annoncer à tout le monde qu’à 21 ans, vous avez décidé de faire le saut dans le grand bain.

A partir de ce moment là, j’ai voulu organiser notre mariage en faisant plaisir à tout le monde. Je voulais faire de ce jour, un moment qui profiterait à tout le monde.
Au détriment même de ce que je voulais, ce que nous voulions.
J’ai toujours été comme ça, faire passer le bonheur des autres avant le miens, ça a toujours été important pour moi, quitte à être malheureuse.

Et puis un jour, j’ai décidé de dire « MERDE ». A vouloir toujours faire plaisir à tout le monde, je m’éloignais de ce qui était vraiment important : L’engagement que je prenais avec la personne qui partage ma vie.

Reculer, pour mieux sauter.

« Je m’en fout de l’opinion des autres »
J’ai pris du recul sur la situation, j’ai réfléchis à tout ce qu’il s’était passé, tout le drama qui s’était accumulé depuis la bombe « mariage » avait été lâchée.

J’ai fait le point.
Qu’est ce que ça m’apporte vraiment d’aller toujours dans le sens des gens qui m’entourent ?
Est ce qu’au final, c’est si bénéfique pour moi d’être gentille et attentionnée ?
Et surtout, est ce que ça vaut vraiment le coup de me soucier autant de ce que va être l’opinion des autres si je ne fait plus ce à quoi j’ai habitué tout le monde ?
Et là réponse à laquelle je suis arrivée, c’est : « Oui, mais pas tout le temps. »

Dans ma tête, ça à fait « clic ». On a commencé à me reprocher plein de choses : de ne plus être autant à l’écoute, de ne pas être assez bien pour mon chéri, de penser qu’a moi etc.
Mais c’était la première fois de ma vie que je m’en foutais.

Faire passer son bonheur avant celui des autres

Et tu sais pas quoi ? Je ne me suis jamais aussi sentie bien que depuis que j’ai eu ce déclic de me dire : « Les gens ne t’aimeront pas moins si tu penses un peu plus à toi et que tu apprends à t’aimer ».

J’ai pu continuer les préparatifs de notre mariage sereinement et en les appréciant !

Ce petit moment d’égoïsme, m’a fait un bien fou. Je me suis recentrée sur ce qui était important.
Et j’ai grandi. Je suis devenue une vraie adulte.
Maintenant, je prend la vie avec beaucoup plus de philosophie et me dis que c’est pas grave, un jour ils comprendront pourquoi j’ai fait ça. Que ce que les gens peuvent penser n’a que très peu d’intérêt pour moi, que non on ne peut pas être aimé de tout le monde et QUE CE N’EST PAS GRAVE !

Alors je pense que je peux vraiment dire que se marier jeune, c’est peut être dur. Surtout quand toi et ton chéri êtes les « premiers ». Mais PUTAIN, qu’est ce que ça fait grandir !
Aujourd’hui je suis fière de dire que nous avons pris cet engagement l’un envers l’autre.
Que le mariage nous a fait grandir. M’a fait me sentir mieux. M’a fait lâcher prise.
Mais surtout que vouloir rendre heureux toute la planète, c’était impossible et qu’il fallait que je commence par ME rendre heureuse.

Et qu’est ce que ça fait du bien !

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